Sélection en noir/blanc et couleur

Hong Kong

Comment décrire la ville de Hong Kong?

De notre ressenti, c’est un tourbillon d’énergie, un concentré de boutiques, un fourmillement de gens, un deploiement en hauteur. C’est juste la folie! Hong Kong porte bien son surnom de “petite Manhattan”.

Un des quartiers, Mong Kok, avec plus de 200’000 habitants au km2, est le plus dense du monde.

C’est aussi la ville où on apprend la patience. On fait la queue pour tout : pour les visites, pour l’ascenseur de l’hôtel, pour traverser la rue (parfois plusieurs feux verts pour pouvoir traverser tellement  y a de monde…), etc. Le positif est que les gens sont respectueux des files, que tout est propre et bien organisé.

C’est aussi la ville où l’on répète notre livret de 8… car 8 HKD correspondent à CHF 1. Le coût de la vie est sensiblement plus élevé qu’au Vietnam (10x plus environ). Ça  change…

Notre hôtel compte 529 (!) petites chambres. On sent ici que l’espace est compté. Il y a 4 ascenseurs… que nous laissons passer plusieurs fois avant de pouvoir nous faufiler dans l’un d’eux car ils sont souvent très pleins…

Cette “région administrative spéciale de la République populaire de Chine depuis 1997” garde de ses prédécesseurs britanniques la conduite à gauche et un très bon anglais largement répandu. Ça fait du bien de pouvoir se faire comprendre facilement! La politique de l’enfant unique n’est pas appliquée ici. Et les gens se sentent appartenir à Hong Kong plus qu’à la Chine continentale, pourtant également géographiquement attachée.

Nous avons passé notre 1e journée à découvrir la ville, en hauteur d’abord depuis le “Peak”, une colline atteinte en funiculaire. Puis en marchant dans les rues, les yeux rivés vers le haut. Et aussi en arpentant les couloirs du métro  (une première pour Estelle). Nous avons aussi profité de la piscine publique de Kowloon Park en soirée avant d’aller admirer les jeux de lumières sur les bâtiments (projection quotidienne, quand on vous disait que c’était la folie!).

Nous avons choisi de nous rendre à Disneyland pour notre 2e journee. Là aussi, la sensation de densité de population est bien présente! Il y avait 4 heures d’attente pour l’attraction de la Reine des Neiges à l’ouverture (on n’a pas eu le courage). Mais plein de magie, de princesses et de châteaux. Une fille HEU-REU-SE!!

Nous passerons notre 3e journée à faire nos sacs une dernière fois, à visiter encore un peu et à essayer une des nombreuses cuisines proposées. Nous sommes en pleine saison des pluies, période la plus chaude, propice aux typhons (4 ou 5 par année, pas dangereux paraît-il). Après la journée tropicale d’hier avec 32 degres et 86% d’humidité, il pleut sans arrêt ce matin (une bonne journée pour le shopping, a dit le maître d’hôtel). Notre vol d’une durée de 12h40 part à 23h.

Ben voilà, notre aventure se termine. Merci de l’avoir suivie et commentée!

Il y aura un p’tit supplément photos dans une semaine au plus tard pour les intéressés. Bisous bisous à chacun et à très bientôt!
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Sud du Vietnam ou derniers jours au Vietnam

Eh oui, même les loooonguees vacances ont une fin!

Nous avons passé deux jours à Saigon / Hô Chi Minh ville (j’écrirai Saigon pour la suite, c’est plus rapide et plus couramment utilisé aussi) et il ne nous reste “que” 3 jours à Hong Kong (escale prolongée).

Saigon est la plus grande ville du Vietnam et le centre culturelle et économique  du pays. Nous ne sommes pas arrivés à nous plonger avec enthousiasme dans cette ville. Peut-être parce que nous préférons la nature aux grandes villes, peut-être parce que le contraste avec le calme du bord de mer était trop important ou alors par manque de motivation après de nombreuses visites au cours des dernières semaines. Ou alors parce qu’elle ressemble trop aux autres villes. Bref, cela n’engage que nous mais nous ne sommes pas tombés sous le charme.

Jour de visite hier par une chaleur étouffante. Nous nous sommes réfugiés au 50e étage de la tour financière Bitexco / Saigon Skydeck pour apprécier la vue. Nous avons arpenté un large boulevard arborisé, très récent, sur lequel veille Hô Chi Minh (enfin une statue à son effigie surveillée par 5 gardes en uniforme, sifflets à la bouche, prêts à remettre à l’autre toute personne s’en approchant).

Et pour notre dernier jour au Vietnam, direction le Mékong, “grenier à riz” du pays car, grâce au climat, le riz peut être récolté 3 à 4 fois par année! Nous avons fait une croisière touristique sur le fleuve bien arrosée (la croisière, pas nous!). Une vraie journée de saison des pluies… Nous avons visité une fabrique de pâtisseries à la noix de coco, dégusté toute la palette des fruits tropicaux de la région, porté un python (enfin seulement Estelle!), traversé un temple aux Bouddhas démesurés et écouté de la musique folklorique.

En soirée, au moment de dépenser les derniers dôngs, grand moment de solitude lorsque la vendeuse de maillots de bain me dit qu’il n’y a pas de “big size for you”…
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Réflexions, comparaisons, anecdotes

Petit billet commencé au tout début des vacances. Publier ou jeter? Jeter ou publier? Le voici.

En comparaison avec notre dernier voyage sac au dos (Amérique du Sud), les cafés-Internet ont été remplacés par des connections wi-fi disponibles un peu partout. C’est plus pratique mais ces lieux bouillonnant d’échanges manquent quand même.

Du coup, personne ne s’étonne de notre IPad par exemple. Dans la capitale en tout cas, les smartphones ne manquent pas! Les habitants ne se privent pas de jouer à des jeux bruyants (surtout les adultes!). Et Estelle demande : “on a Swisscom ici?” (comprenez une connection Internet)

L’avantage -pour moi- des pays asiatiques est que les gens ont plus que l’habitude des appareils photo et se laissent volontiers photographier. Ils ne se gênent pas de prendre Estelle en photo aussi. Beautiful, ils disent! Beautiful baby! Certains touchent ses cheveux, son nez, son visage. Elle se prête au jeu mais n’est pas toujours très enthousiasmée par ces marques d’affection / de curiosité. Ce qu’elle aime bien par contre, c’est quand les Vietnamiens lui donnent de la nourriture 🙂 

Nous sommes millionnaires… en dôngs vietnamiens! Il faut être très attentifs à ne pas donner un billet avec un ou deux zéros de trop! VND 100’000 = CHF 4, un pourboire de 40 centimes, 4 francs ou 40 francs, c’est vite fait!

Je regrette de ne pas pouvoir communiquer avec les gens autant que je voudrais. Les locaux connaissent souvent quelques mots d’anglais, certains arrivent à se faire comprendre mais rarement de quoi tenir une conversation ou pouvoir se faire expliquer des choses précises. C’est très très frustrant. 

Estelle ne se formalise pas avec la saleté en général (toilettes, rues, assiettes,…) et ce qui est inhabituel. C’est joli de voir ce regard neutre, sans jugement. Au bout de quelques semaines, elle a pris l’habitude de jeter le papier toilettes dans la poubelle (elle aimerait d’ailleurs le renommer papier-poubelle) et ne s’étonne plus de voir des lézards dans la chambre!

Nous étions partis à la Baie d’Along avec un jeu d’habits de rechange. Lorsque nous récupérons tous nos sacs et étalons les habits d’Estelle devant elle, elle s’étonne : oulaaa, quel choix! On n’a pas su si c’était ironique ou pas…

Estelle demande souvent quelle heure il est chez nous (- 5 heures), ce que peuvent être en train de faire ses amis, ses grands-parents, ses cousin(e)s, ses parrain-marraine.

Ah oui, après les deux vols de l’aller, Estelle a demandé s’il fallait avoir les cheveux noirs foncés pour être hôtesse de l’air 🙂

Un Vietnamien qui s’informait de notre nationalité nous a dit qu’il faisait sûrement froid chez nous. Euh, non, env 34 degrés quand nous sommes partis 😉

Grands questionnements pour Estelle pendant ces vacances : les différences culturelles, pourquoi on a de l’argent ou pas, pourquoi la mer est salée, est-ce que les poissons dorment, qu’y a-t-il sous le sable et sous la terre, dit-on  Mer Diterrannée ou Mer Mer Diterrannée, etc (selon la mémoire non exhaustive de la maman). Pas de tout repos pour les parents, donc 😉

Et le meilleur pour la fin : nous expliquons à Estelle que nous nous rendons à Saigon, appelée désormais officiellement Ho Chi Minh ville (bien que la plupart des gens emploient encore Saigon) et lui expliquons en gros l’importance de cet homme pour le pays. Et elle dit : “on a même des magasins à son nom en Suisse!” (…….temps de l’auto-interrogation…….) “aaaaaaah, oui, H&M!!!!!!”
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Fin du balnéaire

Nous avons passé une agréable et reposante semaine au bord de la Mer de Chine.

Au lieu de la météo mitigée annoncée, nous avons eu grand beau. Nous nous sommes amusés de la différence fondamentale entre les Occidentaux et les Asiatiques à la plage : pendant que les premiers sont en maillot de bain, à grand renfort de crème solaire, les deuxièmes se couvrent au maximum, avec habits longs, masque pour le visage et même chaussettes spéciales tongs (oui, oui, avec une couture séparant le gros orteil des autres orteils!).

Nous avons profité de la jolie ville de Hoi An pour flâner dans les rues décorées de lampions multicolores et nous laisser tenter par quelques achats (nous avons d’ailleurs donné nos linges de bain à une vendeuse… de linges de bain près de la plage pour faire de la place dans nos sacs!). Nous nous sommes accordés un cocktail (mojito au fruit de la passion pour une touche d’exotisme), avons mangé plusieurs fois sur la plage, avons fait notre virée à vélo quotidienne (en passant à travers les rizières, encore une chose à biffer de la liste 😉 et fait quelques jolies rencontres. Une très belle semaine qui est passée vite!

Hier (jeudi), nous sommes revenus à Danang, à 45 min au Nord de Hoi An pour profiter une dernière fois du super resto de rouleaux de printemps à faire soi-même et être proches de l’aéroport car nous volons ce soir vers le Sud.

Ci-dessous Danang by night
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Le resto à rouleaux de printemps frais et le patron qui a fait ami-ami avec Luc.
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Hoi An, début des vacances!

Nous avons l’impression d’arriver au terme de notre voyage et de commencer les vacances! Nous avons en effet posé nos sacs pour plusieurs jours et n’avons aucune visite de prévu. Juste de la plage…

Nous hésitons encore à passer deux jours et une nuit sur les îles Cham, une île préservée qui semble paradisiaque. Mais qui implique à nouveau de l’organisation et de l’empaquetage. Est-ce que cela en vaut la peine, sachant que le soleil n’est pas garanti…  Nous décidons finalement de nous poser vraiment et de rester à Hoi An.

Nous logeons dans une petite pension comportant 4 ou 5 chambres, située à 10 minutes de vélo de la plage et à 10 minutes également (mais de l’autre côté) de la ville. La région est plate, ce qui arrange nos mollets déjà assez volumineux (enfin les miens surtout). Ces trajets sont agréables : on a l’impression de faire partie du trafic local à deux roues, on a tout loisir de regarder et sentir, on s’arrête selon l’envie, on entretient l’illusion de maintenir notre forme physique. Et celui qui a Estelle sur son porte-bagages reçoit en plus de nombreux câlins!

Nous sommes rentrés hier de la plage à vélo, sous la pluie. Nous voulions profiter un peu de notre terrasse avec un p’tit apéro improvisé. N’ayant rien à grignoter en chambre, je descends voir le réceptionniste qui ne comprend pas ma recherche de chips ou en-cas. Après un échange de gestes, il m’emmène à la cuisine et me montre du beurre, de la confiture et un morceau de Vache-qui-rit. Pas ce que nous imaginions avec notre bière. Tant pis. Une demi-heure plus tard, il toque à la porte avec un paquet de chips, acheté au petit magasin pas si proche, sous la pluie. Service impeccable!!! Nous décidons d’ailleurs de prolonger notre séjour dans cet établissement.

Au restaurant hier, Estelle nous annonce qu’elle trouve que ce voyage tombe bien car elle “commençait à être pénible avec la nourriture et maintenant ça va mieux”. Elle goûte toujours les plats, y compris les spécialités pas forcément appétissantes, et s’habitue même à la cuisine épicée, bien présente au Laos et apparemment dans la partie inférieure du Vietnam (plus on s’approche du Sud, plus il y a de piments).

Nous avons fait quelques pas dans Hoi An de nuit. Il y a de quoi dépenser quelques dôngs ou dollars en vêtements, les tailleurs sont nombreux et les boutiques débordent d’habits magnifiques, de style asiatique ou occidental. Sans parler des échoppes de souvenirs. On va garder ça pour le dernier jour, histoire de limiter les dégâts!

Luc s’était désigné volontaire pour porter les sacs (vu que j’étais volontaire pour l’organisation précédant le voyage). Non seulement il tient son rôle à merveille mais en plus il nous guide sans (trop) nous perdre dans des villes qui lui sont aussi inconnues. On apprécie beaucoup! On le garde!

Belle journée de plage aujourd’hui avec la rencontre de quelques crabes et d’une étoile de mer. Les locaux arrivent en fin de journée. Comme toujours ici, impossible d’avoir faim. Ils montent des petits restaurants en un clin d’œil : quelques chaises, un gril, une caisse avec des boissons et des glaçons et le tour est joué! Nous en avons profité pour manger une soupe aux moules et un poisson cuit au feu de bois entre deux feuilles de bananier, oubliant l’heure. Retour à vélo de nuit. La plage comme on l’aime!!

Photos prises ces deux derniers jours, pas représentatives du texte malheureusement… Estelle avec des Vietnamiennes qui voulaient être photographiées avec une Occidentale / devanture d’une boutique de Hoi An / cuisine du resto d’hier
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Centre du Vietnam (Hué)

Nous sommes à Hué, capitale des empereurs Nguyên, classée au patrimoine de l’Unesco.

La route de Danang à Hué (env 4 heures) est plutôt intéressante, notamment le Col des Nuages offrant un joli point de vue.
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Nous n’avons pas été emballés par les splendeurs impériales de la citadelle, en partie détruite par les effets du temps et des bombes.
Peut-être à cause de la météo pluvieuse ou de notre état (trio-pack de rhume, toux et fièvre).
La visite était agréable et intéressante mais elle ne valait peut-être pas les heures de trajet et le prix d’entrée.
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Luc a testé le rasage de barbe à la lame et la coupe de cheveux vietnamienne (qui n’a heureusement de vietnamien que l’origine de la coiffeuse et l’endroit où ce fut effectué).

La rivière qui traverse la ville porte le doux nom de Rivière des Parfums et n’a, elle, d’odorant que le nom. Dommage!

Le positif pour nous aura été la tranquillité de l’hôtel qui nous aura permis de dormir profondément, dans le parfum… des huiles essentielles (merci Carole, on sera bientôt guéris!)

En principe dernier ‘long’ trajet de bus des vacances (5 heures) pour rejoindre ce soir Hoi An, ville historique pleine de charme, selon le Lonely Planet. Pour l’instant, les prévisions météorologiques s’accordent à nous éviter des coups de soleil…